L’industrie du Diamant La découverte de diamants, en 1991, a créé toute une effervescence dans les Territoires du Nord-Ouest. Depuis, deux mines de diamants ont commencé à être exploitées, soit la mine EKATI
Date de publication : 04/03/2008
L’industrie du Diamant La découverte de diamants, en 1991, a créé toute une effervescence dans les Territoires du Nord-Ouest. Depuis, deux mines de diamants ont commencé à être exploitées, soit la mine EKATI, qui est entrée en production en 1998, et la mine Diavik, qui a vu le jour en 2003. Une troisième mine, celle de Snap Lake, devrait entrer en production en 2006. Cela a eu pour résultat que les Territoires du Nord-Ouest sont florissants, tant socialement qu’économiquement, grâce à des hausses du PIB et du nombre d’emplois bien rémunérés. L’économie des Territoires du Nord-Ouest a fait un bond de 5,1 % en 2002, en partie grâce à la mine EKATI, qui fonctionnait à pleine capacité, ainsi qu’à la construction de la mine Diavik qui était presque complétée. L’extraction de diamants a représenté un peu plus de 20 % du PIB des Territoires du Nord-Ouest. Des secteurs auxiliaires, comme la construction non résidentielle, le commerce de gros et le transport, ont aussi profité de cette expansion. La construction non résidentielle et autres projets d’ingénierie étaient en pleine activité en raison de l’expansion de la mine EKATI et de la construction de la mine Diavik. Le secteur du commerce de gros a connu une hausse de 40 % entre 1998 et 20025 , en raison de la fourniture de machines et de matériaux de construction. Le transport par camion est aussi en hausse, par suite du transport de machines et de fournitures entre Yellowknife et les exploitations minières sur 400 km de route de glace. En 2002, les camionneurs ont expédié presque 9 000 chargements de matériel et de fournitures à la mine EKATI et au projet Diavik. Emplois bien rémunérés pour les collectivités du Nord L’extraction de diamants fournit des emplois bien rémunérés aux collectivités du Nord du Canada. Le nombre de salariés participant directement à l’extraction de diamants était presque sept fois plus élevé en 2001 qu’en 1998, étant passé d’un peu plus de 90 à plus de 700. Des chiffres récents6 indiquent qu’on compte actuellement environ 2 200 emplois liés à l’extraction de diamants. La mine EKATI emploie directement environ 800 personnes et fournit de l’emploi à 800 autres sur une base contractuelle. Plus des trois quarts de ses propres employés sont des habitants du Nord, et 39 % d’entre eux sont des Autochtones. La mine Diavik emploie environ 625 personnes dont 73 % sont des habitants du Nord et 37 % sont des Autochtones. On s’attend à ce que le projet Snap Lake emploie environ 500 personnes, une fois qu’il sera pleinement opérationnel. De plus, l’industrie paie des salaires élevés. De 1998 à 2001, le salaire moyen de tous les travailleurs des mines de diamants était de 61 639 $ ; celui des employés de production, c’est-à-dire ceux chargés de l’extraction proprement dite, était légèrement supérieur, à 64 336 $. Ces salaires moyens étaient environ 30 % plus élevés que ceux de tous les travailleurs du secteur de l’extraction de minerais non métalliques au Canada, et 44 % supérieurs à ceux des employés de production dans ce secteur. Nombre de travailleurs directement employés par l’industrie de l’extraction de diamants, 1998 à 2001 Investissement : l’extraction de diamants en tête aux T.N.-O. Il est coûteux de construire et d’entretenir une mine de diamants. Les coûts de construction d’une mine de diamants dans les Territoires du Nord-Ouest sont plus élevés du fait de l’environnement hostile, mais fragile, caractérisé par des hivers longs et des étés trop courts. Par ailleurs, le transport met en jeu une route « de glace », et des engagements en matière environnementale font en sorte, notamment, que l’on doit tenir compte des habitudes migratoires des caribous. Le secteur de l’extraction de diamants a investi 1,8 milliard de dollars dans la construction non résidentielle dans les Territoires du Nord-Ouest7 de 1998 à 2002. Ce secteur a été à la source de 37 % de toutes les dépenses en immobilisations non résidentielles dans les Territoires du Nord-Ouest au cours de cette période.
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