L’aube des diamants La première découverte de diamant a été enregistrée en 2500 ans avant J.-C., le long de berges de rivières en Inde. On dit que les diamants sont éternels, et ils semblent avoir toujours existé
Date de publication : 04/03/2008
L’aube des diamants La première découverte de diamant a été enregistrée en 2500 ans avant J.-C., le long de berges de rivières en Inde. On dit que les diamants sont éternels, et ils semblent avoir toujours existé. Ce n’est toutefois que récemment que le Canada a découvert des diamants dans le Nord. Les diamants ont été découverts dans les Territoires du Nord-Ouest en 1991, et le Canada a ouvert sa première mine de diamant, EKATIMC, en octobre 1998. Diavik, la deuxième mine de diamant au Canada, a commencé sa production en janvier 2003 et a officiellement ouvert en juillet 2003. Les experts prévoient que la production canadienne de diamants apportera des revenus d’une valeur totale de 1 milliard de dollars et que la production sera de 7 à 8 millions de carats en 2003. Alors que l’industrie du diamant devient prospère au Canada, les bénéfices tirés de ce minéral n’iront pas seulement à l’économie canadienne, mais ils contribueront également à établir des collectivités solides. Plus précisément, l’industrie est une source d’emplois stables et hautement rémunérés pour les collectivités nordique, éloignées et autochtones. David Scott, gestionnaire du Programme de mise en valeur des ressources du Nord, au Secteur des sciences de la Terre, déclare que « sur la question des diamants, il y a certainement un angle économique, mais il existe également un aspect lié au bien-être des collectivités. Parce que nous tentons de fonctionner selon le principe du développement durable, on ne peut pas vraiment les séparer. » M. Scott suggère qu’une économie croissante et une collectivité en plein développement vont de pair et constituent des effets simultanés de l’ouverture de nouvelles mines de diamant dans les Territoires du Nord-Ouest. Le Programme de mise en valeur des ressources du Nord fournira aux collectivités des renseignements sur les sciences de la terre dans le but de stimuler les investissements du secteur privé susceptibles de bénéficier aux habitants du Nord. « Notre rôle est éducatif. Dans la mesure où les entreprises mettent en valeur leurs projets, le rôle du gouvernement fédéral est de s’assurer que les citoyens puissent prendre des décisions éclairées sur une éventuelle participation aux activités proposées », déclare David Scott. Le Programme fait face à un défi qui est de faire comprendre aux collectivités éloignées qu’une partie des objectifs de l’industrie peut se transformer en perspectives d’avenir pour les populations locales. « Les diamants du Nord créent une occasion de participer dans l'exploitation des ressources selon les principes du développement durable et d’exercer une influence locale pour s’assurer que les choses sont faites correctement », ajoute M. Scott. En 2002, plus de 1400 résidents des Territoires du Nord-Ouest, incluant environ 700 Autochtones, ont travaillé directement à la construction et à l’exploitation des mines de diamant. On estime également qu’environ une personne sur huit travaillant dans les Territoires du Nord-Ouest a travaillé directement ou indirectement grâce à l’exploration et la production de diamants dans le Nord. Ayant vécu à Iqaluit ces quatre dernières années, David Scott connaît très bien les possibilités d’affaires dans le Nord. « Les entreprises font l’impossible pour embaucher sur place, acheter sur place et s’assurer que les contrats sont attribués aux sociétés locales. Les dirigeants de ces mines veulent avoir des employés locaux. » Un autre signe d’un Nord florissant est l’augmentation des prix de l’immobilier dans la région de Yellowknife. Les gens souhaitent vivre au sein d’une collectivité prospère et M. Scott déclare avec enthousiasme que « l’endroit est revitalisé. Il y a également d’autres aspects positifs, dit-il, et ce sont les avantages secondaires qui découlent du fait d’avoir une mine dans sa cour. » Le développement de compétences associées à l’embauche des habitants locaux constitue l’un des avantages secondaires. En collaboration avec le gouvernement et divers organismes, les entreprises ont mis sur pied des programmes de formation novateurs qui incluent l’alphabétisation sur place et la formation sur le tas, dans les collectivités. Les entreprises minières ont également établi des programmes de bourses d’études visant à encourager les jeunes à poursuivre leurs études et se préparer pour des postes de haut niveau au sein de l’industrie.
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